Graphismes: 8/20
Si on trouve quelques environnements plus "champêtres" entre deux visites de décharges, garages ou sous-sols, on a bien du mal à se convaincre qu'on évolue dans le même New-York que celui de True Crime 2. Chinatown est symbolisé par un bâtiment où traînent deux trois lampions, la gamme de couleurs se situe entre le gris et le noir et si le design d'ensemble fait penser à un jeu EA BIG, on est encore loin d'atteindre la qualité d'un titre de cette société.
Jouabilité: 11/20
Les choppes permettent d'assister à des mises à mort très violentes, on dispose d'une vingtaine d'armes et il est possible de se servir d'objets ou d'ennemis comme de boucliers. Les gunfights sont intenses et on a peut appeler ses potes sous le feu nourri de l'ennemi pour papoter un coup. En contrepartie, la lenteur de déplacement de la caméra empêche de viser les ennemis (même si on peut régler le tout), la vue proposée est mal pensée pour ce type de jeu et l'immense redondance de l'action achèvera le plus blindé des amateurs.
Durée de vie: 9/20
Une dizaine de niveaux constitue le mode Histoire qui se boucle en une petite journée. Le mode Arcade ne présente aucun intérêt, si ce n'est refaire les mêmes stages pour battre des records. Bien que le jeu comporte plusieurs niveaux de difficulté, le faire en Normal prend trop la tête et en Facile, c'est tout le contraire.
Bande son: 12/20
Tous les morceaux sont à la gloire de 50 Cent et de la G-Unit. Difficile de porter un jugement quand on n'est pas vraiment fan du bonhomme. Néanmoins, la bande-son ne peut supporter la comparaison avec celles de True Crime New York City ou de GTA San Andreas, beaucoup plus éclectiques. Les bruitages, eux, sont peu réalistes mais on profite toute de même des doublages des rappeurs qui ont prêté leur image au jeu.
Scénario: 8/20
Le semblant de scénario vaut surtout pour la présence de nombreuses stars dans les rôles principaux. On aura beau nous dire que c'est Terry Winter, producteur exécutif des Sopranos (excellente série devant énormément à ses dialogues), qui s'est chargé du scénario, on ne peut s'empêcher de se dire que le boulot a dû être bouclé en deux temps, trois mouvements.
Note Générale: 9/20
Si j'osais, je vous dirais que 50 Cent Bulletproof ne vaut pas un kopeck. Répétitif malgré un mode Histoire à la durée de vie faiblarde, un gameplay d'une lourdeur affligeante, une complaisance dans l'excès de violence, autant dire que les développeurs n'ont pas fait dans la dentelle en s'attardant davantage sur la devanture du magasin que sur ce qu'on trouve à l'intérieur. Pour la peine, ça me donnerait presque envie d'écouter en boucle le dernier Maxi-CD d'André Rieu...
source : jeuxvideo.com